Le monoxyde de carbone est particulièrement connu pour les décès qu’il cause très rapidement dans des circonstances d’exposition accidentelles, telles que :Les foyers sans tirage ;Les incendies (fumées) ;Le percement d’un conduit de chaudière ;Le gaz d’échappement.On estime que les intoxications au CO représentent plusieurs milliers d’accidents du travail par an en France dont quelques centaines sont mortels. Il s’agit également de la première cause d’accident domestique.
Source officielle : Cette fiche est issue du site du Ministère du Travail et de l'Emploi. Le contenu est reproduit sans modification.
Données générales
Le monoxyde de carbone est particulièrement connu pour les décès qu’il cause très rapidement dans des circonstances d’exposition accidentelles, telles que :Les foyers sans tirage ;Les incendies (fumées) ;Le percement d’un conduit de chaudière ;Le gaz d’échappement.On estime que les intoxications au CO représentent plusieurs milliers d’accidents du travail par an en France dont quelques centaines sont mortels.
Il s’agit également de la première cause d’accident domestique.
Les secteurs les plus touchés par le monoxyde de carbone
- Le forage et le raffinage dans l’industrie pétrolière (sous forme de gaz s’échappant naturellement des puits ou lors des opérations de crackage).
- Les fonderies de métaux ferreux (au niveau des fours de fusion).
- Le soudage.
- Les cimenteries.
- Les papeteries.
- Les secteurs où se produisent des émissions de moteurs à explosions (garages, parkings souterrains, tunnels).
- Les fermentations végétales (silos, champignonnières).
- Les fermentations animales (porcheries, égouts, fosses à purin).
- L’incinération des ordures.
- Les secteurs qui font usage d’appareils thermiques tels que scies à béton, décolleuses à gaz de papiers peints, chariots automoteurs au gaz.
Quels sont les risques ?
La toxicité du CO est fonction de la dose absorbée (il s’agit toujours et exclusivement d’une absorption respiratoire).
Il pénètre très librement et très rapidement jusqu’aux alvéoles pulmonaires, de sorte que la quasi-totalité du CO inhalé est absorbée dans le sang.5 000 PPM pendant 20 minutes : décès ;2 000 PPM pendant 3 heures : coma ;1 000 PPM pendant 2 heures : perte de connaissance brève ;400 – 500 PPM pendant une heure ou 100 PPM pendant plusieurs : pas de signe clinique.Intoxication légèreCéphalées ;Vertiges ;Nausées, vomissements ;Palpitations ;Douleurs ou oppressions thoraciques.Intoxication aiguëParalysie ;Coma ;Convulsion ;Décès ;Risques de graves séquelles neurologiques.Cas particulierExposition d’une femme enceinteIntoxication possible du fœtus dont les conséquences sont fonction de l’âge de la grossesse et de l’importance de l’intoxication (avortement, mort du fœtus, encéphalopathie...) en raison du passage aisé du CO dans la barrière placentaire.Exemple d’accidentDégagement accidentel de CO par utilisation d’une scie à béton thermique (essence) par un artisan pour la réalisation d’une saignée dans le sol (passage tuyau d’évacuation de sanitaire) sans ventilation naturelle
et sans système de ventilation forcée (extracteurs mobile avec base souple). Bilan : 4 jours d’hospitalisation et 15 jours d’arrêt.
Les moyens de prévention
Informer les salariés est primordial, tant sur les circonstances d’exposition que sur les premiers symptômes d’intoxication, car ceux ci ne sont pas spécifiques et peuvent ne pas être interprétés correctement : sensations de nausées, maux de tête, impression de fatigue et d’étourdissement.
Faire connaître aux travailleurs les circonstances de production de CO est essentielle à la prévention d’accidents.Des campagnes de sensibilisation peuvent être très utiles (en particulier pour les travaux dans un espace confiné tels que local fermé ou parking...).
Prévoir une ventilation mécanique dans les locaux en plus de la ventilation naturelle ou un captage à la source des gaz d’échappement pour éviter l’accumulation de gaz et la création d’un espace confiné.
Sources réglementaires
Les dispositions générales sur l'aération/assainissement des locaux de travail (article R. 4221-1 et suivants) et sur la prévention du risque chimique (article R. 4412-1 et suivants).Classement et étiquetageLe monoxyde de carbone est classé dans la catégorie 1 des substances toxiques pour la reproduction (classification européenne).
Il est donc soumis aux dispositions des articles R. 4412-59 à R. 4412-93 du code du travail, relatives aux risques d'exposition aux CMR applicables dans les établissements présentant de tels risques et à l'article D. 4152-10 du code du travail relatif aux dispositions particulières pour les femmes enceintes et allaitantes.Valeur limite à ne pas dépasserVME (Valeur d’exposition moyenne) égale à 50 PPM ou 55 mg/ m3.Tableaux de maladie professionnelleTableau n° 64 des maladies professionnelles
Pour en savoir plus
INRS : Fiche toxicologique n° 47Institut national de prévention et d'éducation pour la santéServices en ligne Échanger avec le bon conseiller pour votre entreprise sur Conseillers Entreprise Service Public
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Date de mise à jour : 21/02/2023