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Les congés payés représentent un droit fondamental pour tout salarié en France, une période de repos essentielle à son bien-être et à sa santé. Ancré dans le Code du travail, ce droit est souvent source de questions tant pour les employeurs que pour les salariés. De l'acquisition des jours à leur indemnisation, en passant par les modalités de prise, les règles sont précises et encadrées.
Cet article a pour but de démystifier la gestion des congés payés en paie, en abordant les trois piliers que sont l'acquisition, la prise et le calcul de l'indemnité correspondante, le tout illustré d'exemples concrets et de références légales.
Chaque salarié cumule des droits à congés dès son premier jour de travail. Ce processus d'acquisition est continu et basé sur le principe du travail effectif.
Selon l'article L3141-3 du Code du travail, un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congé par mois de travail effectif chez le même employeur. Cela correspond à un total de 30 jours ouvrables pour une année complète de travail (12 mois x 2,5 jours).
Il est crucial de distinguer les jours ouvrables (tous les jours de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire, généralement le dimanche, et les jours fériés chômés) des jours ouvrés (les jours effectivement travaillés dans l'entreprise, souvent du lundi au vendredi).
Les droits à congés sont acquis au cours d'une période dite "de référence". Par défaut, cette période s'étend du 1er juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N. Cependant, un accord d'entreprise ou de branche peut fixer une période différente, comme l'année civile (1er janvier au 31 décembre).
Certaines périodes d'absence n'impactent pas l'acquisition des congés payés. Elles sont légalement considérées comme du temps de travail effectif. C'est le cas notamment pour :
Attention : Sauf dispositions conventionnelles plus favorables, les absences pour maladie non professionnelle n'ouvrent pas droit à l'acquisition de congés payés. La Cour de cassation a cependant fait évoluer sa jurisprudence en 2023, s'alignant sur le droit européen, mais les modalités pratiques sont encore en cours de clarification par le législateur.
Une fois les droits acquis, le salarié peut les utiliser. L'organisation de la prise des congés est une responsabilité partagée entre l'employeur et le salarié, mais c'est l'employeur qui a le dernier mot.
L'employeur définit la période de prise des congés (au minimum du 1er mai au 31 octobre) et doit en informer les salariés au moins deux mois avant son ouverture. Il fixe également l'ordre des départs en tenant compte de critères comme la situation familiale des salariés ou leur ancienneté. Le salarié ne peut pas fixer unilatéralement ses dates de vacances.
Le congé principal, d'une durée maximale de 24 jours ouvrables (4 semaines), doit être pris durant la période légale. La 5ème semaine de congés payés doit être prise séparément. De plus, tout salarié a le droit de prendre au minimum 12 jours ouvrables continus (2 semaines) pendant la période estivale.
Pendant ses congés, le salarié ne perçoit pas son salaire habituel mais une indemnité de congés payés. La loi impose de comparer deux méthodes de calcul et d'appliquer la plus avantageuse pour le salarié.
Le Code du travail (article L3141-24) prévoit deux modes de calcul :
La comparaison entre ces deux méthodes doit être effectuée à chaque prise de congés, et non globalement sur l'année.
Prenons un salarié, Jean, avec un salaire de base de 2 500 € brut. Il a perçu une prime exceptionnelle de 1 200 € en décembre. Sa rémunération brute totale sur la période de référence (1er juin N-1 au 31 mai N) est de 31 200 € (2 500 € x 12 + 1 200 €). Il a acquis 30 jours ouvrables. Il souhaite prendre 2 semaines de congés, soit 12 jours ouvrables en août.
| Méthode de calcul | Formule | Calcul pour 12 jours | Résultat |
|---|---|---|---|
| Maintien de salaire | (Salaire mensuel brut / Jours ouvrables moyens par mois) x Jours de congés pris | (2 500 € / 26) x 12 | 1 153,85 € |
| Méthode du dixième | (Rémunération brute annuelle / 10) x (Jours de congés pris / Jours de congés totaux) | (31 200 € / 10) x (12 / 30) | 1 248,00 € |
Dans cet exemple, la méthode du dixième est plus favorable à Jean. C'est donc ce montant de 1 248,00 € brut qui lui sera versé pour ses 12 jours de congés. La prime perçue pendant l'année a rendu cette méthode plus avantageuse.
Source : Les bases de calcul et les éléments de rémunération à inclure sont détaillés sur le site de l'URSSAF et dans le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS).
La gestion des congés payés est un processus rigoureux qui nécessite une attention particulière. Pour résumer, il faut retenir que :
Une compréhension claire de ces règles est indispensable pour garantir le respect des droits des salariés et assurer une gestion de la paie conforme et sereine.

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Experte paie depuis 14 ans, formatrice et créatrice de SmartDataPay.
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