Arrêt maladie : Traitement complet en paie (IJSS, maintien, subrogation)
Le guide ultime pour traiter un arrêt maladie en paie. Calcul des IJSS, maintien de salaire, subrogation... Avec exemples de bulletins.
2,5 jours ouvrables par mois, méthode du dixième ou du maintien... Tout ce qu'il faut savoir sur les congés payés en paie.
Les congés payés sont un droit fondamental pour tout salarié en France, leur permettant de se reposer tout en percevant une rémunération. Ce mécanisme, bien que familier, recèle de nombreuses subtilités que tout employeur et salarié se doit de maîtriser. De l'acquisition des jours à leur indemnisation, en passant par les règles de prise, ce guide complet et pédagogique vous offre une vision à 360° des congés payés en 2026, que vous soyez novice ou expert en paie.
L'acquisition des congés payés est la première étape du processus. Elle est encadrée par des règles précises, qu'il est essentiel de comprendre pour calculer correctement les droits de chaque salarié.
Selon le Code du travail, tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif chez le même employeur. Cela équivaut à 30 jours ouvrables pour une année complète de travail, soit 5 semaines de congés payés.
Bon à savoir : La notion de "jours ouvrables" inclut tous les jours de la semaine, du lundi au samedi, à l'exception des dimanches et des jours fériés chômés dans l'entreprise. Certaines entreprises fonctionnent en "jours ouvrés" (jours travaillés, généralement du lundi au vendredi), ce qui ramène le droit à 25 jours ouvrés par an.
Cette règle s'applique quel que soit le type de contrat (CDI, CDD, intérim) et le temps de travail (temps plein ou temps partiel).
Les jours de congés sont acquis au cours d'une période de référence, qui s'étend par défaut du 1er juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N. Cependant, un accord d'entreprise ou de branche peut fixer une période de référence différente (par exemple, du 1er janvier au 31 décembre).
Certaines périodes d'absence sont assimilées à du temps de travail effectif et permettent donc d'acquérir des congés payés. C'est le cas notamment pour :
Point de vigilance : Suite à la loi DDADUE du 22 avril 2024, les règles concernant les arrêts maladie d'origine non professionnelle ont évolué. Désormais, un salarié en arrêt maladie non professionnelle acquiert 2 jours ouvrables de congés par mois, dans la limite de 24 jours par an.
Voici un tableau récapitulatif des droits à acquisition en fonction des absences :
| Type d'absence | Acquisition de congés payés |
|---|---|
| Travail effectif | 2,5 jours ouvrables / mois |
| Congés payés N-1 | Oui |
| Congé maternité/paternité/adoption | Oui |
| Arrêt pour accident du travail/maladie pro. | Oui (2,5 jours/mois dans la limite d'un an) |
| Arrêt maladie non professionnelle | Oui (2 jours/mois, dans la limite de 24 jours/an) |
| Absence non rémunérée non justifiée | Non |
Une fois les jours de congés acquis, il convient de définir comment ils peuvent être pris par le salarié. La loi fixe un cadre, mais des accords peuvent l'aménager.
La période de prise des congés est fixée par un accord d'entreprise ou, à défaut, par l'employeur après consultation du CSE. Elle doit obligatoirement inclure la période légale du 1er mai au 31 octobre.
L'employeur doit communiquer la période de prise des congés aux salariés au moins deux mois avant son ouverture.
C'est l'employeur qui fixe l'ordre des départs en congé, en tenant compte de plusieurs critères :
L'ordre des départs doit être communiqué à chaque salarié au moins un mois avant son départ.
Bonne pratique : Pour une meilleure organisation et un climat social apaisé, il est conseillé d'établir un dialogue avec les salariés pour recueillir leurs souhaits de dates de congés et de les concilier avec les besoins de l'entreprise.
Le congé principal (4 semaines) peut être pris en plusieurs fois. On parle alors de "fractionnement".
Si une partie du congé principal (au moins 3 jours ouvrables) est prise en dehors de la période légale (1er mai - 31 octobre), le salarié a droit à des jours de congés supplémentaires, appelés jours de fractionnement :
Un accord d'entreprise ou le salarié lui-même peut renoncer à ces jours de fractionnement.
Pendant ses congés, le salarié ne perçoit pas son salaire habituel, mais une indemnité de congés payés. Son mode de calcul est crucial pour garantir une rémunération juste.
Deux méthodes de calcul existent, et c'est la plus avantageuse pour le salarié qui doit être retenue.
Cette méthode consiste à verser au salarié 1/10ème de sa rémunération brute totale perçue au cours de la période de référence.
Formule : (Rémunération brute totale de la période de référence / 10) * (Nombre de jours de congés pris / Nombre de jours de congés acquis)
Cette méthode consiste à maintenir le salaire qu'aurait perçu le salarié s'il avait travaillé pendant sa période de congés.
Formule : Salaire mensuel brut / Nombre de jours ouvrables du mois * Nombre de jours de congés pris
Exemple concret :
Un salarié a une rémunération brute de 30 000 € sur la période de référence (1er juin N-1 au 31 mai N). Il a acquis 30 jours de congés. Il prend 12 jours de congés en août.
Dans ce cas, la méthode du dixième est plus favorable au salarié. L'indemnité de congés payés sera de 1 200 €.
La gestion des congés payés est un pilier de la relation de travail et un domaine clé de la paie. Une maîtrise parfaite de ses règles d'acquisition, de prise et d'indemnisation est indispensable pour assurer la conformité légale et la satisfaction des salariés. En tant qu'expert paie, restez en veille constante sur les évolutions législatives et conventionnelles pour garantir des pratiques toujours à jour et optimisées.
Les cas d'absence peuvent être complexes à gérer
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Experte paie depuis 14 ans, formatrice et créatrice de SmartDataPay.
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