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Mariage, naissance, décès, PACS... Les congés légaux pour événements familiaux et leur traitement en paie.

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La vie d'un salarié est jalonnée d'événements personnels, heureux ou malheureux, qui nécessitent une absence temporaire de son poste de travail. Le législateur a prévu un cadre pour ces situations spécifiques, offrant des jours de congés exceptionnels pour permettre au salarié de faire face à ces moments importants. Ces absences, encadrées par le Code du travail, sont un droit pour le salarié et une obligation pour l'employeur.
Ces congés pour événements familiaux couvrent des situations variées comme le mariage, la conclusion d'un Pacte Civil de Solidarité (PACS), la naissance d'un enfant ou le décès d'un proche. Leur durée et leurs modalités sont fixées par la loi, mais peuvent être améliorées par une convention collective, un accord d'entreprise ou un usage. Comprendre leur fonctionnement est essentiel pour une gestion de la paie juste et conforme.
Le Code du travail, notamment à travers l'article L3142-1, liste les événements familiaux qui permettent à un salarié de s'absenter sans perte de salaire. Cette liste constitue le socle minimal légal applicable à toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d'activité. Il est crucial de toujours vérifier les dispositions de la convention collective applicable, qui peuvent prévoir des durées de congé plus longues ou couvrir d'autres événements.
Pour accompagner les moments de joie, la loi accorde des jours de congé spécifiques. Pour son propre mariage ou la conclusion d'un PACS, le salarié bénéficie de 4 jours de congé. Il est à noter que le mariage et le PACS sont deux événements distincts ; un salarié qui se pacse puis se marie avec la même personne peut bénéficier de ce congé pour chaque événement.
Le mariage d'un enfant donne droit à 1 jour de congé. Pour chaque naissance ou adoption d'un enfant, le salarié (père, conjoint ou partenaire de PACS de la mère) a droit à 3 jours de congé, cumulables avec le congé de paternité et d'accueil de l'enfant. Ces jours doivent généralement être pris dans un délai raisonnable autour de l'événement.
Face au décès d'un membre de la famille, le droit du travail prévoit des congés pour permettre au salarié de faire son deuil et d'organiser les obsèques. La durée de ce congé varie en fonction du lien de parenté avec le défunt. La perte d'un enfant est l'événement le plus protégé, avec une durée de congé significativement allongée ces dernières années.
Attention : La loi a récemment renforcé les droits en cas de décès d'un enfant. Il est impératif de se référer aux dispositions les plus récentes pour garantir une application correcte en paie.
La durée des congés pour événements familiaux est exprimée en jours ouvrables, c'est-à-dire tous les jours de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche). Une convention collective peut toutefois prévoir un décompte en jours ouvrés (jours travaillés dans l'entreprise).
Le tableau ci-dessous synthétise les durées minimales légales prévues par le Code du travail. Il est essentiel de le considérer comme une base, qui peut être améliorée par des accords collectifs plus favorables.
| Événement familial | Durée minimale légale (jours ouvrables) | Référence (Code du travail) |
|---|---|---|
| Mariage ou PACS du salarié | 4 jours | L3142-1 |
| Mariage d'un enfant | 1 jour | L3142-1 |
| Naissance ou adoption d'un enfant | 3 jours | L3142-1 |
| Décès d'un enfant de moins de 25 ans | 12 jours | L3142-1-1 |
| Décès d'un enfant de 25 ans ou plus (qui n'était pas parent lui-même) | 12 jours | L3142-1-1 |
| Décès d'un enfant (quel que soit son âge, s'il était lui-même parent) | 14 jours | L3142-1-1 |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin | 3 jours | L3142-1 |
| Décès du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d'un frère ou d'une sœur | 3 jours | L3142-1 |
| Annonce de la survenue d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant | 5 jours | L3142-1 |
La gestion de ces congés sur le bulletin de paie suit des règles précises. Une bonne compréhension de ces règles est indispensable pour éviter les erreurs et les contentieux avec les salariés ou l'URSSAF.
La règle fondamentale, énoncée à l'article L3142-2 du Code du travail, est que ces jours d'absence n'entraînent aucune réduction de la rémunération. Ils sont payés par l'employeur comme s'il s'agissait de jours de travail effectif. Le salarié percevra donc son salaire habituel, incluant le salaire de base et les primes ayant le caractère de complément de salaire (prime d'ancienneté, par exemple).
Sur le bulletin de paie, l'absence doit apparaître pour des raisons de traçabilité, mais elle est immédiatement neutralisée par une indemnité de congé d'un montant équivalent. La méthode la plus courante est celle du maintien de salaire.
Prenons l'exemple d'un salarié, non-cadre, travaillant 35 heures par semaine (7 heures par jour), avec un salaire mensuel brut de 2 500 €. Il se marie et prend ses 4 jours de congé légaux. Le mois compte 21 jours travaillés.
Cette opération est neutre pour le salaire brut, mais assure la conformité du bulletin en justifiant l'absence et son indemnisation. Les cotisations sociales sont calculées sur le salaire brut maintenu, comme pour une période de travail classique.
Un autre point crucial est que ces jours de congé sont assimilés à du temps de travail effectif pour la détermination de la durée du congé payé annuel. Concrètement, un salarié qui prend 4 jours pour son mariage acquiert des droits à congés payés sur ces 4 jours, comme s'il avait travaillé. Cette règle est fondamentale et confirmée par des sources comme le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS).
Le salarié doit informer son employeur de son souhait de prendre un congé pour événement familial et fournir un justificatif (acte de mariage, de naissance, de décès...). La loi n'impose pas de délai de prévenance strict, mais le salarié doit le faire dans un délai raisonnable. Le congé doit être pris dans la période où l'événement se produit, mais pas nécessairement le jour même. Par exemple, le congé pour naissance peut débuter le jour de la naissance ou le premier jour ouvrable qui suit, au choix du salarié.
Selon le site service-public.fr, si l'événement survient pendant une période de congés payés du salarié, le congé pour événement familial n'est pas dû et ne prolonge pas les vacances, sauf si la convention collective le prévoit.
La gestion des congés pour événements familiaux est un aspect important de la paie qui allie droit du travail et relations humaines. Pour une gestion sans faille, il convient de retenir plusieurs points essentiels. Tout d'abord, il faut toujours vérifier la convention collective applicable, qui peut offrir des conditions plus avantageuses que le minimum légal du Code du travail.
Ensuite, le traitement en paie doit garantir un maintien intégral du salaire brut, sans aucun impact négatif pour le salarié. Enfin, il ne faut jamais oublier que ces jours d'absence sont assimilés à du temps de travail effectif, notamment pour le calcul des droits à congés payés. Une gestion rigoureuse et bienveillante de ces événements renforce la confiance et le respect mutuel entre l'employeur et ses salariés.

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