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Conditions, durée, allocation journalière du proche aidant (AJPA)... Le guide complet du congé de proche aidant.

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Le congé de proche aidant est un dispositif essentiel qui permet à un salarié de suspendre temporairement son contrat de travail pour s'occuper d'une personne handicapée ou en perte d'autonomie. Ce droit vise à concilier vie professionnelle et obligations familiales importantes, offrant un soutien indispensable aux aidants.
Ce guide complet détaille les conditions d'éligibilité, la durée du congé, la procédure de demande et l'indemnisation associée, l'Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA), conformément à la législation française en vigueur.
Pour prétendre à ce congé, des conditions doivent être remplies à la fois par le salarié aidant et par la personne aidée. Il est important de noter qu'aucune condition d'ancienneté n'est requise pour le salarié.
Tout salarié du secteur privé, ainsi que les agents du service public, peuvent demander un congé de proche aidant. Le demandeur doit avoir un lien familial ou étroit avec la personne aidée. Il ne doit pas être rémunéré par la personne aidée au titre de l'aide apportée.
La personne aidée doit résider en France de manière stable et effective. Elle peut être :
Selon l'article L3142-16 du Code du travail, la personne aidée doit présenter "un handicap ou une perte d'autonomie d'une particulière gravité".
Cette gravité est attestée soit par une incapacité permanente d'au moins 80% reconnue, soit par un classement dans les groupes I, II ou III de la grille AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources) pour les personnes âgées.
La durée du congé est encadrée par la loi, mais peut être ajustée par convention ou accord de branche ou d'entreprise.
La durée maximale du congé de proche aidant est fixée à 3 mois. Il peut être renouvelé, sans toutefois dépasser une durée totale de 1 an sur l'ensemble de la carrière du salarié. La durée initiale est définie par le salarié dans sa demande.
Ce congé présente une grande flexibilité. Il peut être pris :
Cette souplesse permet d'adapter le congé aux besoins réels de la personne aidée et aux contraintes de l'aidant.
Pour compenser la perte de salaire, le bénéficiaire du congé peut percevoir l'Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA). Cette aide est versée par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA).
L'AJPA n'est pas soumise à des conditions de ressources. Son montant est revalorisé chaque année. Au 1er janvier 2026, il est fixé à 66,64 € par journée (ou 33,32 € par demi-journée).
Le nombre total de jours d'AJPA est limité à 66 jours sur l'ensemble de la carrière du salarié. L'allocation est versée dans la limite de 22 jours par mois.
| Situation | Montant journalier de l'AJPA | Plafond mensuel (22 jours) |
|---|---|---|
| Journée complète de congé | 66,64 € | 1 466,08 € |
| Demi-journée de congé | 33,32 € | 733,04 € (pour 22 demi-journées) |
Exemple chiffré : Un salarié prend 10 jours de congé de proche aidant en mars 2026 pour s'occuper de son père. Il recevra une indemnisation de 10 x 66,64 € = 666,40 € pour ce mois. Il lui restera un solde de 56 jours d'AJPA à utiliser plus tard.
Le salarié doit informer son employeur de sa volonté de prendre un congé de proche aidant. La demande doit être formulée par écrit (lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge) en respectant un délai de prévenance.
Sauf accord plus favorable, ce délai est d'au moins un mois avant la date de départ en congé souhaitée. En cas d'urgence (dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée, par exemple), ce délai peut être réduit.
La demande doit mentionner la volonté de suspendre le contrat de travail pour ce motif et la date de départ. Le salarié doit y joindre les justificatifs nécessaires :
Pendant toute la durée du congé, le contrat de travail du salarié est suspendu. Il ne perçoit donc pas de salaire de son employeur, mais il continue de faire partie des effectifs de l'entreprise.
La durée du congé est prise en compte pour la détermination des avantages liés à l'ancienneté. Le salarié conserve également ses droits aux prestations en nature de l'assurance maladie-maternité. À l'issue du congé, il doit retrouver son emploi précédent ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente.
Point d'attention : Le congé de proche aidant ne peut pas être imputé sur les congés payés annuels. Il s'agit d'un droit distinct.
Le congé de proche aidant est un droit précieux pour les salariés qui doivent assumer un rôle d'aidant. Il offre la possibilité de s'absenter de manière sécurisée, tout en bénéficiant d'une compensation financière via l'AJPA. Sa flexibilité (congé total, partiel ou fractionné) permet une adaptation aux situations individuelles.
Pour en bénéficier, il est crucial de bien respecter la procédure de demande auprès de son employeur et de fournir les justificatifs adéquats. Ce dispositif, encadré par le Code du travail et soutenu par des sources officielles comme service-public.fr et la CAF, constitue une avancée sociale majeure pour la reconnaissance et le soutien des aidants familiaux en France.

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Experte paie depuis 14 ans, formatrice et créatrice de SmartDataPay.
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