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La CSG-CRDS en 2026 : Calcul, taux et cas particuliers

Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur la CSG-CRDS en 2026 : calcul, taux applicables, part déductible, cas particuliers et conseils pour les gestionnaires de paie.

1 fevrier 2026
Mis à jour le 1 fevrier 2026
4 min de lecture
Par Rose Yemeli
La CSG-CRDS en 2026 : Calcul, taux et cas particuliers
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Introduction à la CSG-CRDS

La Contribution Sociale Généralisée (CSG) et la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) sont deux prélèvements obligatoires assis sur la quasi-totalité des revenus des personnes domiciliées fiscalement en France. Instaurées pour participer au financement de la protection sociale et à la résorption de l'endettement de la Sécurité sociale, ces contributions concernent aussi bien les revenus d'activité que les revenus de remplacement, les revenus du patrimoine ou les produits de placements.

Les principes d'assujettissement à la CSG-CRDS

Pour être redevable de la CSG et de la CRDS, deux conditions cumulatives doivent être remplies : être domicilié en France pour l'établissement de l'impôt sur le revenu et être à la charge d'un régime obligatoire français d'assurance maladie. Ces contributions sont prélevées à la source sur la plupart des revenus, notamment sur les salaires versés par les employeurs.

L'assiette de calcul de la CSG-CRDS sur les salaires

La base de calcul de la CSG et de la CRDS sur les revenus d'activité salariée est spécifique. Elle n'est pas calculée sur le salaire brut total, mais sur une assiette constituée de 98,25 % du salaire brut. Cet abattement de 1,75 % pour frais professionnels est toutefois plafonné : l'assiette ne peut dépasser 4 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS).

Attention : Certains éléments de rémunération, comme la participation et l'intéressement, ou encore les indemnités de rupture, bénéficient de règles d'assujettissement spécifiques et peuvent être totalement ou partiellement exonérés de cotisations sociales mais soumis à la CSG-CRDS.

Pour les heures supplémentaires ou complémentaires, l'assiette de la CSG-CRDS est également constituée de 98,25% de la rémunération brute, mais ces revenus bénéficient d'une exonération de cotisations salariales et d'impôt sur le revenu dans certaines limites.

Les taux de la CSG et de la CRDS en 2026

Les taux de la CSG et de la CRDS varient en fonction de la nature des revenus. Pour les salaires, les taux applicables en 2026 sont les suivants :

Contribution Taux Part déductible du revenu imposable
CSG 9,20 % 6,80 %
CRDS 0,50 % Non déductible
Total 9,70 % 6,80 %

Il est essentiel de distinguer la part de la CSG déductible de celle qui ne l'est pas. La CSG déductible vient en diminution du revenu imposable du salarié, réduisant ainsi la base de calcul de son impôt sur le revenu. La part non déductible, tout comme la CRDS, n'a pas d'impact sur l'impôt.

Exemple de calcul sur un bulletin de paie

Pour illustrer concrètement le calcul de la CSG-CRDS, prenons l'exemple d'un salarié avec une rémunération brute mensuelle de 2 500 €.

  • Calcul de l'assiette : 2 500 € * 98,25 % = 2 456,25 €
  • Calcul de la CSG : 2 456,25 € * 9,20 % = 225,98 €
  • Calcul de la CRDS : 2 456,25 € * 0,50 % = 12,28 €
  • Total prélevé au titre de la CSG-CRDS : 225,98 € + 12,28 € = 238,26 €

Sur le montant de la CSG prélevée, une partie sera déductible du revenu imposable du salarié :

  • Montant de la CSG déductible : 2 456,25 € * 6,80 % = 167,03 €
  • Montant de la CSG non déductible : 225,98 € - 167,03 € = 58,95 €

Le montant qui sera déduit du revenu imposable du salarié pour le calcul de son impôt sur le revenu est donc de 167,03 € pour ce mois. La CRDS n'est jamais déductible.

Les cas particuliers de la CSG-CRDS

Si les taux et l'assiette présentés ci-dessus concernent la majorité des salariés, il existe de nombreux cas particuliers où les règles de calcul de la CSG-CRDS diffèrent. Il est crucial de les connaître pour assurer la conformité de la paie.

Revenus de remplacement

Les revenus de remplacement, tels que les pensions de retraite, les allocations chômage ou les indemnités journalières de Sécurité sociale, sont également soumis à la CSG et à la CRDS, mais avec des taux spécifiques, souvent inférieurs à ceux des revenus d'activité. Par exemple, selon le revenu fiscal de référence, les retraités peuvent bénéficier de taux réduits ou d'une exonération totale.

Indemnités de rupture du contrat de travail

Les indemnités versées lors de la rupture du contrat de travail (licenciement, rupture conventionnelle) connaissent un régime social complexe. Une partie de ces indemnités peut être exonérée de cotisations sociales et de CSG-CRDS, dans la limite de certains plafonds fixés par la loi. La fraction qui dépasse ces plafonds est assujettie à la CSG-CRDS, souvent sans l'abattement de 1,75%.

Travailleurs indépendants

Les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, professions libérales) sont également redevables de la CSG-CRDS sur leurs revenus professionnels. Les modalités de calcul et de recouvrement sont cependant différentes de celles des salariés et gérées par l'URSSAF ou la MSA. Une réforme de l'assiette sociale des indépendants est prévue pour unifier le calcul des cotisations et de la CSG-CRDS.

Pour une information exhaustive et à jour, il est indispensable de se référer aux sources officielles comme le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS) et le site de l'URSSAF.

Conclusion : ce qu'il faut retenir sur la CSG-CRDS en 2026

La CSG et la CRDS sont des piliers du financement de notre système de protection sociale. Pour un gestionnaire de paie, leur maîtrise est indispensable. Voici les points clés à retenir :

  • Assiette de calcul : 98,25 % du salaire brut pour les revenus d'activité, avec un plafond de 4 PASS.
  • Taux globaux sur salaires : 9,20 % pour la CSG et 0,50 % pour la CRDS.
  • CSG déductible : Une part importante de la CSG (6,80 % sur les 9,20 %) est déductible du revenu imposable, ce qui a un impact direct sur l'impôt du salarié.
  • Cas particuliers : Les revenus de remplacement, les indemnités de rupture et les revenus des indépendants suivent des règles spécifiques qu'il faut impérativement vérifier.

La législation sociale étant en constante évolution, une veille juridique régulière est primordiale pour garantir la conformité des bulletins de paie. Les sites de l'URSSAF et du BOSS sont vos meilleurs alliés pour rester à jour sur ces sujets complexes.

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Rose Yemeli

Experte paie depuis 14 ans, formatrice et créatrice de SmartDataPay.

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