Première embauche : Guide complet des obligations employeur
Guide complet pour votre première embauche. Découvrez toutes les obligations de l'employeur : DPAE, contrat, mutuelle, DUERP. Évitez les erreurs !
Prime de précarité, indemnité compensatrice de congés payés, attestation employeur... La fin de CDD en paie.

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Le contrat à durée déterminée (CDD) prend fin à l'échéance de son terme. Cette situation, bien que prévue, implique des obligations précises pour l'employeur et des droits pour le salarié. Il est essentiel de bien connaître les mécanismes de fin de contrat pour sécuriser la transition, tant sur le plan financier qu'administratif.
De l'indemnité de précarité aux documents de fin de contrat, en passant par les cas de renouvellement ou de requalification en CDI, ce guide complet détaille toutes les étapes clés de la fin d'un CDD en France.
À l'issue d'un CDD, le salarié perçoit des indemnités spécifiques qui visent à compenser la nature temporaire de son emploi et les droits à congés qu'il n'a pas pu prendre. Ces sommes sont versées avec le dernier salaire.
Cette indemnité est la contrepartie de la situation précaire du salarié en CDD. Elle est fondamentale pour assurer une transition financière après la fin de la mission.
Son montant est en principe égal à 10 % de la rémunération brute totale versée durant toute la durée du contrat. Cela inclut le salaire de base, les primes, les majorations et autres avantages. Une convention ou un accord collectif de branche étendu peut prévoir de limiter ce taux à 6 %, à condition d'offrir en contrepartie un accès privilégié à la formation professionnelle.
Exemple de calcul :
Un salarié a été en CDD pendant 6 mois avec un salaire brut mensuel de 2 200 €. La rémunération brute totale est de 6 x 2 200 € = 13 200 €.
L'indemnité de précarité sera de : 13 200 € x 10 % = 1 320 €.
Si le salarié n'a pas pu prendre la totalité de ses congés payés acquis avant la fin de son contrat, il a droit à une indemnité compensatrice. Elle est calculée sur la base des jours de congés restants.
Cette indemnité est égale à 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat, y compris l'indemnité de précarité. C'est une règle de calcul simple et couramment utilisée, bien que d'autres méthodes (comme le maintien de salaire) puissent s'appliquer si elles sont plus favorables.
Il est crucial de noter que la prime de précarité n'est pas versée dans certaines situations précises, définies par le Code du travail :
À la fin du CDD, l'employeur a l'obligation de remettre plusieurs documents au salarié. Ces documents sont indispensables pour faire valoir ses droits, notamment auprès de Pôle emploi.
Ce document atteste que le salarié a bien travaillé dans l'entreprise. Il doit mentionner les dates d'entrée et de sortie, la nature de l'emploi (ou des emplois successivement occupés) ainsi que le maintien gratuit de la couverture santé (mutuelle) et de la prévoyance pendant une certaine durée après le contrat.
C'est le document clé pour que le salarié puisse s'inscrire à Pôle emploi et demander ses droits au chômage. L'employeur doit la transmettre sans délai au salarié et la déclarer à Pôle emploi via la DSN (Déclaration Sociale Nominative). Tout retard peut causer un préjudice au salarié.
Ce document fait l'inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture de son contrat de travail (salaire, primes, indemnités, etc.). Le salarié peut le contester dans un délai de 6 mois après sa signature. S'il ne le signe pas, le délai de contestation est de 1, 2 ou 3 ans selon la nature des sommes concernées.
| Document | Objectif principal | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Certificat de travail | Prouver l'activité professionnelle et les postes occupés. | Doit mentionner le maintien de la portabilité de la mutuelle. |
| Attestation employeur | Permettre l'inscription à Pôle emploi et l'ouverture des droits au chômage. | Doit être remise sans délai pour ne pas retarder l'indemnisation. |
| Reçu pour solde de tout compte | Détailler les sommes versées à la fin du contrat. | La signature réduit le délai de contestation à 6 mois. |
Selon l'article L. 1234-19 du Code du travail, l'employeur est tenu de délivrer ces documents au salarié dès la fin du contrat de travail. Le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions prud'homales.
La fin d'un CDD n'implique pas toujours une sortie définitive de l'entreprise. Le contrat peut être renouvelé ou, dans certains cas, transformé en CDI.
Un CDD peut être renouvelé deux fois au maximum, à condition que la durée totale (contrat initial + renouvellements) ne dépasse pas la durée maximale autorisée par la loi ou la convention collective (généralement 18 ou 24 mois). Les conditions du renouvellement doivent être prévues dans le contrat initial ou faire l'objet d'un avenant soumis au salarié avant le terme du contrat.
Lorsqu'un employeur souhaite pourvoir de nouveau un poste après la fin d'un CDD, il doit respecter un délai de carence avant de conclure un nouveau CDD sur ce même poste. Ce délai varie selon la durée du contrat initial :
Le non-respect de ce délai peut entraîner la requalification du contrat en CDI.
La requalification d'un CDD en CDI est une sanction prononcée par le conseil de prud'hommes lorsque l'employeur n'a pas respecté les règles encadrant le recours au CDD. Les motifs de requalification sont variés :
Si la requalification est prononcée, le salarié a droit à une indemnité de requalification qui ne peut être inférieure à un mois de salaire. Le contrat est alors considéré comme un CDI depuis le premier jour du CDD irrégulier.
La fin d'un CDD est une étape charnière qui doit être gérée avec rigueur. Pour le salarié, il est essentiel de vérifier le versement des indemnités dues et la remise des documents obligatoires dans les temps. Pour l'employeur, le respect des procédures est un gage de sécurité juridique.
Voici les points essentiels à retenir :
En maîtrisant ces règles, salariés et employeurs peuvent aborder la fin d'un contrat à durée déterminée avec plus de sérénité et s'assurer que toutes les obligations légales sont respectées.

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