
Nouveautés Paie 2026 : Tout ce qui change au 1er janvier
SMIC, PASS, nouvelle réduction générale, cotisations... Découvrez tous les changements à intégrer dans vos bulletins de paie dès janvier 2026.
Le taux de la contribution sur les indemnités de mise à la retraite et rupture conventionnelle passe de 30% à 40% en 2026.
L'année 2026 apporte son lot de nouveautés en matière de paie, et l'une des plus significatives est sans conteste la hausse de la contribution patronale spécifique sur les indemnités de rupture. Prévue par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) pour 2026, cette mesure fait passer le taux de cette contribution de 30% à 40%. Cette évolution, loin d'être anodine, a des impacts directs sur le coût des séparations amiables et des mises à la retraite pour les employeurs. Cet article vous propose un décryptage complet de ce changement majeur pour vous aider à l'anticiper et à l'intégrer dans vos pratiques de paie.
À retenir : À compter du 1er janvier 2026, toute rupture conventionnelle ou mise à la retraite coûtera plus cher à l'employeur en raison de l'augmentation de 10 points de la contribution patronale spécifique.
Avant d'analyser le changement, il est essentiel de bien comprendre ce qu'est cette contribution. Il s'agit d'une taxe due par l'employeur sur les indemnités versées à un salarié à l'occasion de la rupture de son contrat de travail. Elle est également connue sous le nom de "forfait social sur les indemnités de rupture".
Cette contribution a été mise en place pour compenser l'exonération de cotisations sociales dont bénéficient ces indemnités, dans une certaine limite. Elle concerne principalement deux types de rupture :
Attention : Ne pas confondre cette contribution avec les cotisations sociales classiques (maladie, chômage, retraite...). Il s'agit d'une taxe spécifique qui s'ajoute au coût global de la rupture pour l'employeur.
La Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2026 a donc acté une augmentation significative du taux de cette contribution. Voici ce qu'il faut retenir :
| Avant le 1er janvier 2026 | À partir du 1er janvier 2026 |
|---|---|
| 30% | 40% |
Cette hausse de 10 points a pour objectif affiché de freiner le recours aux ruptures conventionnelles, jugé trop massif par les pouvoirs publics, et de financer la branche retraite de la Sécurité Sociale. Elle s'applique à toutes les ruptures dont le terme est fixé à compter du 1er janvier 2026, quelle que soit la date de signature de la convention de rupture.
La contribution se calcule sur la part de l'indemnité de rupture qui est exonérée de cotisations de Sécurité Sociale. Il est donc crucial de déterminer correctement cette assiette.
Pour rappel, l'indemnité de rupture conventionnelle ou de mise à la retraite est exonérée de cotisations sociales dans la limite du plus élevé des trois montants suivants :
C'est sur cette part exonérée que s'appliquera le nouveau taux de 40%.
Bonne pratique : Avant toute négociation de rupture, simulez précisément le coût total pour l'entreprise, en incluant cette contribution. Des outils de simulation en ligne existent, mais une double vérification manuelle est toujours recommandée.
La formule de calcul de la contribution est simple en apparence, mais sa base de calcul peut être complexe à déterminer.
Contribution patronale = Montant de l'indemnité exonérée de cotisations sociales x 40%
Un salarié avec 10 ans d'ancienneté et un salaire de 40 000€ brut par an négocie une rupture conventionnelle avec une indemnité de 25 000€. L'indemnité légale de licenciement serait de 10 000€.
Un cadre est mis à la retraite par son employeur et perçoit une indemnité de 60 000€. Son salaire annuel brut est de 80 000€. L'indemnité légale de mise à la retraite est de 40 000€.
Cette mesure a des conséquences notables pour les deux parties impliquées dans la rupture.
En tant qu'expert paie, voici quelques conseils pour aborder ce changement sereinement :
La hausse de la contribution patronale sur les ruptures à 40% est un changement structurant qui renchérit le coût du travail pour les entreprises. Plus qu'une simple mise à jour de taux, c'est un signal politique fort qui vise à réorienter les pratiques de gestion de l'emploi en France. Pour les professionnels de la paie et des ressources humaines, une compréhension fine de ce mécanisme et de ses impacts est indispensable pour sécuriser les pratiques de l'entreprise et optimiser les coûts liés aux fins de contrat. L'anticipation et la communication seront, une fois de plus, les clés d'une transition réussie.
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Experte paie depuis 14 ans, formatrice et créatrice de SmartDataPay.
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